Bienvenue sur le site du District Paroissial de Vers Pont du Gard !

Ce district paroissial du Diocèse de Nîmes regroupe les paroisses catholiques des beaux villages d'Argilliers, Castillon du Gard, Pouzilhac, Valliguières et Vers Pont du Gard.

 
Quelle réponse ? (Mc 1,29-39)

Dominique Bonnet « Vraiment la vie de l’homme sur la terre est une corvée (…) depuis des mois je n’y ai gagné que du néant, je ne compte que des nuits de souffrance (…) le soir n’en finit pas. » L’humanité pourra-t-elle un jour dire que ces paroles de Job, écrites il y a 2400 ans, appartiennent à un passé révolu ? Qui pourrait faire le moindre pronostic dans ce sens, alors qu’en cet instant, tant et tant de gens vivent cette souffrance insupportable, écrasés par la maladie, la misère, le deuil, les conflits, la méchanceté ou la solitude… Combien sont malheureux ! Proches ou lointains, ils sont nos frères et nos sœurs que nous ne pouvons pas oublier. Job crie sa souffrance vers Dieu : « Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. » Mais Dieu répondra-t-il ?

À Capharnaüm, petit village au bord de la mer de Galilée, se trouvaient « toutes sortes de malades », à commencer par la belle-mère de Simon. Leur souffrance, comme celle de Job, est criée vers le Seigneur : « On parle à Jésus de la malade », « le soir venu (…) on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. » Le Seigneur répondra-t-il ? Oui. L’Évangile est tout à fait clair : Jésus ne s’éloigne pas, il agit. Jésus guérit tous ces malades qui se pressent à la porte, comme il a guéri cette femme alitée avec ces trois gestes si forts : il « s’approcha d’elle, la prit par la main, et il la fit lever. » Jésus donnait ainsi corps à l’espérance que le psaume invitait à ancrer en Dieu : « il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures (…) il élève les humbles. » (Ps 146)

Toute la vie publique de Jésus témoigne de son combat incessant contre ce qui détruit les hommes. Pourtant, combien souffrent aujourd’hui encore ! La vie de Jésus ne serait-elle qu’une parenthèse dans l’histoire de l’humanité, une oasis de répit dans un désert de malheur ? Même à Capharnaüm où il avait tant guéri, Jésus n’est pas resté, le lendemain il lui a fallu partir ailleurs. Et 2000 ans plus tard, le cri des malheureux obtiendra-t-il une réponse de Dieu ? Oui, je crois qu’il en trouve déjà une chaque fois que comme Jésus, poussés par son Esprit, nous livrons le combat contre les souffrances que nous croisons, chaque fois que comme Jésus, nous nous approchons, nous prenons par la main, nous faisons lever.

C’est notre part, à la fois limitée et irremplaçable, dans la réponse de Dieu au cri des souffrants. La part définitive lui appartient : en ressuscitant son Fils Jésus, crucifié par le mal, il nous montre qu’il n’a pas abandonné la partie, que nous avançons vers la vie en plénitude, définitivement débarrassée de toute trace de mal.

 
Ce site web est développé avec Joomla!, à partir d'un template de Joomlashack
School Joomla Templates and Joomla Tutorials